Soucieux de toujours proposer des articles inédit et originaux par ici, le syklop s’est fendu en quatre pour trouver une activité originale pour vos samedis soir, soirée traditionnellement réservée à la fête et aux sorties. Il a donc testé pour vous.
D’abord, condition préalable pour avoir le droit de faire la fête, il faut demander son avis à Centrale des Médecins, permanence téléphonique joviale et sympathique qui répond 24h/24. Pour le syklop, cette étape n’a été qu’une formalité : Vu les arguments et symptômes utilisés pour se faire inviter, la Centrale des Médecins a même hésiter à proposer de faire envoyé un véhicule spécial, avec feux bleus intégrés, pour amener le syklop au lieu de festivités. Mais comme il n’y avait pas de place dans ce véhicule pour les gosses au syklop, c’est tombé à l’eau.
Après invitation, donc, déplacement au premier lieu des festivités, après avoir réussi à caser les gosses parce qu’évidemment, cette invitation expresse est tombée le week-end où Monsieur Syklop est seul à la maison avec la marmaille. C’était environ 17heures.
Là, un accueil chaleureux et convivial. On te fait tout de suite te coucher sur un lit, vas savoir pourquoi. Ensuite, plein de dames viennent te piquer[1], comme finance d’entrée je pense, des liquides corporels aux couleurs aussi fun que variées. Et puis, ensuite, il y a un grand moment de calme, dans une atmosphère tamisée, où tu as l’occasion de méditer sur des tas de choses de la Vie. Après, les choses se précipitent : Une Dame en Chef vient te voir, te poser plein de questions, te masser de partout : C’est pour savoir si tu es bien éligible pour la suite de la soirée.
Vers 19h30, le verdict tombe : Oui, le syklop est convié en VIP à la suite de la soirée, dans un lieu central à l’activité nocturne réputée. Condition impérative pour la suite des festivités : Etre à jeun. Sûrement parce qu’on va se faire offrir une grosse bouffe ?
Donc, vers 20heures, arrivée au Lieu de Fête. Accueil sympa aussi, bien qu’il y ait eu un peu de flottement, je l’avoue. Là, l’arnaque, c’est que, de nouveau, pour payer ton entrée, on te pique du sang et du pipi. En plus, l’hôtesse d’accueil, elle m’a loupé 2 fois les veines, et j’avais des sparadraps partout ensuite sur les bras. Pas terrible pour le look. Mais elle était sympathique et j’adore l’accent canadien.
En parlant de look : C’est tenue unique : Une espèce de blouse bizarre qui ferme par derrière. Mais je ne me suis pas posé de questions, j’ai accepté de faire comme tout le monde.
Après ça, on m’a re-couché, et on m’a donné à boire directement. Quand je dis “directement”, c’est tout de suite, mais aussi sans passer par l’estomac : une perfusion, qu’ils appellent ça. Il paraît que ça pète plus vite. Je confirme.
Sinon, c’est un peu le même principe que la première étape : Une dame marquée “Docteur” te pose plein de questions, et te palpe de partout. Au bout d’un moment, ça commence à lasser. Mais ça leur permet de te donner le programme de la soirée.
Mon programme, donc, a vite été défini : Non, je n’aurai pas tout de suite droit à la salle “DOP” ni à la soirée spéciale “crise d’appendicite”, parce que mon appendicite n’est pas assez enflammée. De la discrimination, je vous dis. Par contre, heureusement, la Doctoresse m’a proposé d’autres activités pour la soirée : La principale s’appelait ultrasons, mais c’est une activité très demandée, et il y avait beaucoup d’attente.
L’attente : Nous y voilà. Cétait le thème de la soirée. En solitaire, en plus. et même sans ton GSM : Ils se sont arrangés pour qu’il n’y ait pas de signal dans la salle où j’étais invité.
Donc, dès 21heures, c’était parti pour l’attente de l’ultrason, avec des events réguliers pour te faire patienter : Des changements de perfusion, des prises de température, des doigts dans le cul[2], des sondages sur la douleur[3], des nouveaux pipis dans le gobelet, et j’en oublie.
En plus, c’est très passant, comme lieux : Des femmes battues, des crises d’appendicite, des suffoquements, des fausses couches : Plein d’ambiances différentes.
Avec tout ça, vous me croirez ou pas, mais il y a eu de la place pour moi sur l’attraction “ultrasons” à 3h30 du ma seulement. En plus, je l’avoue, j’ai été déçu par l’event. Ca valait pas la peine d’attendre.
Ensuite, je pensais que tout était fini. Que nenni ! Re pipis dans un autre gobelet, re-attente, pour ensuite participer au débriefing final : Un peu décevant, en plus, le débriefing final. Si je résume, c’est “Bon bein on sais pas trop ce qui se passe chez vous, bouffez ces pilules et vous aurez moins mal”….
Voilà. Donc, à 5heures, je me suis rentré. Pis je suis allé me coucher. Un bémol à cette proposition de soirée : Le coût : C’est pas donné, ce genre de petits plaisirs, il faut y réfléchir à 2 fois.
Bon bein maintenant faut que j’y aille parce qu’on m’a donné un carton d’invitation à une “after”, à la pharmacie de Service.
Notes
[1] au sens propre du terme, d’ailleurs…
[2] ça, je dois dire, je ne le mentionne que brièvement, mais c’était quand-même un grand moment d’émotion, pour la petite jeune Doctoresse qui a choisi Chirurgie rien que pour ça autant que pour moi…
[3] “Pis alors, entre zéro et dix, vous avez mal comment ?”
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Tags: Amis, Arnaque, Discrimination, Femme, GSM, Mac, Sondage, Vaud


13 mai 2007 à 13:32
Mince alors, t’as eu droit à une After ratée en ce samedi soir dans la très prisée boite du Bugnon. C’est plus ce que c’était quand même.
Dire que la dernière fois que je suis passé dans les box festifs aux rideaux verts, j’avais eu droit au “supositoire étoilé” déposé par un animateur au charme étheré dont le produit opiacé m’a fait oublier à tout jamais les produits bas de gamme des raves de la cité.
Le monde a bien changé dans le bulding des festivités. Moralité, fais surtout gaffe à ta santé.
13 mai 2007 à 20:45
Malheureusement, j’ai pas eu droit aux opiacés : Juste des substances standards et courantes…
Et d’ailleurs, scoop : Dans le lieu où j’étais, les rideaux ne sont plus verts, mais gris. C’est joli aussi.
A part ça, la santé va pas si mal : Je rassure tout le monde : C’est très douloureux, très handicapant, mais ça se soigne par des pilules. Il ne reste plus qu’à trouver les dragées qui vont bien. Pour le moment, status quo, donc je reste couché pendant au moins 24heures encore. Rien de méchant, donc.
14 mai 2007 à 10:53
Mon pauvre Syklop, j’espère que tu n’es pas trop cassé. Je te fais cadeau de mon expérience de ce genre de boîte (z’avez qu’à aller sur mon blog, d’abord !), mais je peux te parler de celle de Maman, qui a travaillait là-dedans et qui n’en revenait pas. Je ne sais pas combien de “Mon zeux, je ne pourrais plus faire de ce métier” et de “c’est dingue, personne n’a le temps !” elle m’a sorti…
16 mai 2007 à 22:03
Syklop se répare gentiment… Tout est sous contrôle.
PIs ta Maman, elle a bien résumé la situation….