Un phénomène surprenant, hier : D’une part au niveau technique. Et, aussi, au niveau maitrise de sa sphère privée, en effet.
Hier, je m’amusais avec mon nouveau jouet du moment, un HTC Touch, smartphone sous Windows Mobile. On reparlera de cet achat une prochaine fois. Ou pas.
Un des premiers logiciels que j’ai installé, c’est Google Maps for Mobile, un peu au hasard. Google Maps existe aussi en version web : C’est, comme son nom l’indique, un service de cartographie proposé par Google.
Installation via wifi, démarrage, et… Surprise Royale : Une carte s’affiche, et un point bleu clignote à proximité de mon emplacement, sans intervention de ma part. Je précise que ce modèle n’est pas équipé de GPS, et que je n’ai saisi mon adresse nulle part.
Et voilà que je tombe par hasard, chez Nouvo, sur une piste.
L’explication est là. Et aussi en vidéo ici :
Donc, si je résume, en fonction de ce que j’ai lu, et aussi en fonction de ce que je connais :
- Quand vous vous connectez à votre réseau GSM, votre téléphone reçoit des informations sur la cellule GSM sur laquelle il est connecté, et aussi sur la distance à laquelle il se trouve (calculée en fonction du temps de propagation des ondes, en gros)
- Quand vous vous connectez à Google, par Wifi ou autre, c’est égal, Le logiciel Google Maps transmet ces données à Google, qui, en fonction d’une database à eux (=la cellule GSM #trucmuche se trouve à tel endroit), retourne l’emplacement de cette cellule.
- En fonction de l’emplacement de la cellule, ils déterminent votre position
- Ils peuvent ensuite essayer de vous vendre quelque-chose dans les environs (ça, c’était gratuit, mais ça fait du bien).
Google nous assure qu’il n’a pas nos coordonnées privées, et qu’il ne peut donc pas savoir qui est où. Nous voilà rassurés. Quoique.
Chez moi, Lausanne, Suisse, Swisscom, c’est fonctionnel. Et chez vous ?
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1 décembre 2007 à 11:44
Epatant, la version que j’avais ne le faisait pas et après installation je tombe à un bloc de bâtiment prêt en centre ville qui pour moi devrait être difficile par rapport aux nombres de relais en ville.
Trop bien cette version mais cela ne m’amuse guère de savoir qu’on est localisé si près par son opérateur.
1 décembre 2007 à 23:35
“sphère privée” + GSM… euhhh y a pas un paradoxe là ?
enfin surtout du point de vue de la géolocalisation (quoi qu’il “parait” que ce n’est pas très difficile de mettre aussi en place une écoute passive à distance sur un GSM mais c’est une autre histoire ça :p).
En gros, de nos jours et comme tu le soulignes si bien à la fin de ton article, je pense de plus en plus que la maîtrise de sa sphère privée dépend vraiment, plus que jamais, de l’éthique de nos fournisseurs d’accès / gouvernants / fournisseurs de services / etc.
11 avril 2008 à 10:41
J’ai essayé avec mon nouveau natel, ça marche. Impressionnant! Merci pour l’article